L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de quinze ans en discussion à l’Assemblée Nationale : Quelles conséquences sur nos jeunes en milieu rural?

Depuis plusieurs semaines, la députée Renaissance Laure Miller défend son projet de loi sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de quinze ans. Sa proposition, qui vise à ramener du bien-être mental à nos enfants, doit être étudiée à l’Assemblée Nationale en première lecture ce lundi.

Nous le savons : les smartphones et les réseaux sociaux ont un impact sur notre santé. Si c’est vrai pour nous, adultes, ça l’est d’autant plus pour nos enfants, en pleine construction physique et mentale: D’après l’agence Heaven ou encore l’Institut National de la Consommation, la quasi totalité des français de 12 à 15 ans ont un téléphone portable ; pour les deux-tiers d’entre eux, ils utilisent au moins un réseau social quotidiennement !

Impacts, d’accord, mais lesquels ?

Ils sont très nombreux : ça va des risques d’addiction au décrochage scolaire ou à l’isolement social. Ces outils peuvent également altérer le sommeil ou le développement cognitif ; ils peuvent aussi exposer à la fraude, à des contenus inappropriés, au cyberharcèlement. Tous ces éléments participent d’une santé mentale des jeunes de plus en plus mise à mal ces dernières années. L’expertise scientifique de l’ANSES (Agence Nationale de sécurité sanitaire) rendue publique début 2026 le dit très clairement.

Pour les jeunes des milieux ruraux, n’y aurait-il pas un autre risque à cette interdiction ?

Les réseaux sociaux ont aussi –le cadre juridique européen de 2022 le montre- des effets bénéfiques : Ils permettent le débat public, la transmission des savoirs, le partage. Et pour nos enfants isolés géographiquement, ils sont un moyen important de rester connecter à son entourage. 

Leur suppression pourrait créer un véritable isolement social pour celles et ceux qui ne peuvent voir personne en dehors du collège. Conséquence à ne pas négliger : En 2018, ce sont 30% des 10-15 ans qui vivent à la campagne d’après l’INSEE. 

Finalement, ne serait-il pas plus judicieux d’imaginer une véritable politique éducative d’accompagnement pour ces adolescents et leurs parents ? Prévenir plutôt que guérir !

Examen de la proposition de loi du 13 janvier 2026

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