

Il est breton-britannique, a commencé dans des groupes de reggae.
Mais son dada, ça reste le blues.
Auquel il ajoute toujours un ingrédient en plus: soul, folk, jazz, country, …
Son univers ne ressemble à aucun autre. Focus sur un musicien inspiré et inspirant, avec son dernier album sorti le 25 octobre 2024, Roaming
8 ans après « Black & White Blues »
Son premier album reste dans la lignée folk, avec « guitare voix, quelques invités », comme il le dit dans l’interview de Radio Laser.
Alors son deuxième, il le veut différent et varié. 13 titres, tous enregistrés à des moments de sa vie différents.
Yoann Minkoff n’oublie pas de nous rappeler de faire des pauses dans son voyage: avec des petites créations sonores comme Rotor, Space, ou Solar Dust.
Toujours un prétexte pour rappeler son fil rouge : le blues.
Mention spéciale pour Caloubadia, reprise du morceau de 1981 du poète et chanteur réunionnais Alain Peters, icône de la musique créole.
Inclassable, et surtout indéclassable
Mais alors à quoi s’attendre si on veut découvrir l’artiste ?
A un « black & white blues », comme il se définit sur Facebook. Et quand on écoute des morceaux comme Leaded By, ou même Many Millions, le blues se métisse.
Récemment, Radio Asso, une radio associative à Montauban a placé Roaming dans « Inclassables ».
Pour Radio Laser, il nous confie que certains de ses titres ont été placés dans une playlist Spotify appelée « Café Croissant ». Ça l’amuse, de faire de la « breakfast music ».
Pour autant, impossible de le réduire à juste cette ambiance.
Car le musicien est bien plus que ça. Pour le vérifier, il faut écouter l’album, simplement.
Au fil du disque, on dodeline de la tête, on chante aussi (l’air de Zombie Nation va vous rester dans la tête pour sûr), on claque des doigts.
Le pari est gagné : on vagabonde entre différents univers.
Musicien, acteur de la scène locale
Son père est un guitariste anglais, et sa mère est bretonne. Né au nord de Nantes, il part faire ses études dans la capitale armoricaine, qui devient son fief.
Yoann Minkoff fait beaucoup de rencontres. Et c’est comme ça qu’il se produit depuis presque vingt ans dans des bars, à La Bonne excuse le 18 janvier dernier.
Hors des murs aussi, mais toujours dans sa ville de cœur: il a joué sur la place de l’Aulnette et au Parc Beauregard en août. Et peu avant, il se produisait au festival les Tombées de la Nuit.
S’il ne voyage pas, l’artiste n’est jamais loin dans la région.
Il a fait l’Olympia en première partie d’Emir Kusturica.
L’Ubu à Rennes mars dernier, en première partie de Degres, un groupe de blues créole.
Mais Yoann Minkoff est habitué aux petites scènes intimistes locales et conviviales
RDV au Grand Logis à Bruz le 29 avril prochain pour sa prochaine session live. Ou qui sait, peut-être avant à l’improviste dans un bar à Rennes ?


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